Partager l'article ! Une bonne vraie dictature: Ami tunisien, je m’adresse à toi. Non, pas à toi le révolutionnaire, celui qui n’est pas encore rentré chez lu ...
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Ami tunisien, je m’adresse à toi. Non, pas à toi le révolutionnaire, celui qui n’est pas encore rentré chez lui depuis la mi-décembre. J’estime que tu es suffisamment sollicité en ce moment. Je m’adresse exclusivement au contre-révolutionnaire ; toi, le maudit, le réactionnaire qui regrette déjà l’ère Ben Ali. Un choix certes contestable pour bon nombre d’entre nous, mais que tu assumes pleinement au nom de la nostalgie, la fidélité, l’intérêt économique et une forme sévère du syndrome de Stockholm.
Détrempe-toi, je ne te juge pas. Avec même un peu d’imagination, j’arrive à te comprendre. C’est d’ailleurs pour cela que je t’invite chez nous, en Algérie. Oui, cher frère, ta deuxième patrie est prête à t’accueillir sans conditions et avec tous les honneurs. En plus de tous les « avantages » dont tu jouissais chez-toi, au royaume de Leila et Zine El Abidine, tu auras le privilège de lire le mot Démocratie sur les frontons de toutes les institutions publiques. En somme, tu auras droit à une bonne vraie dictature. Tu verras, tu ne seras pas dépaysé ; tu seras comme un poisson dans l’eau !
Derniers Commentaires